C’était comment Etienne Daho en Belgique? | MiNT C’était comment Etienne Daho en Belgique? – MiNT
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C’était comment Etienne Daho en Belgique?

On y était : mardi à Liège, mercredi à Bruxelles. Un soir (plus ou moins) assis, un soir (entièrement) debout. Trois rappels dans chaque ville, la même électricité.  Tomber pour Etienne Daho, encore et encore.

Blindé derrière le cuir et son masque de joyeuse entrée, Etienne Daho a réuni quatre musiciens sur scène – tous des hommes –  pour un concert placé sous un signe clair : «Faire la fête ensemble!» Durant 1h30, il alterne les éléments les plus complexes de son nouvel album à des tubes éternels que se passent les générations. Mention spéciale pour Week-end à Rome et  Après le Blitz.

Le Forum de Liège mardi, l’Ancienne Belgique mercredi. Deux lieux. Deux configurations diamétralement opposées. Valérie, qui a assisté aux deux soirs, nous confie : «Il était plus présent aujourd’hui qu’hier. Disons plus impliqué. En même temps, hier nous étions assis. Ce soir, j’ai dansé. Le concert est vraiment fait pour ça. J’ai emmené ma fille, elle était conquise.»

Etienne Daho à l'AB

Etienne débute son concert bruxellois ce mercredi par une confidence : «J’ai tellement de souvenirs ici.» Les nôtres avec. Dans la salle, il suffit de regarder autour de soi : des générations nées dans les années 70, sans la moindre inhibition, leurs enfants à qui ils ont transmis la bonne parole. La notte, la notte. Une certaine idée du bonheur d’être là.

Trente ans qu’on pense tout savoir de Bleu Comme Toi, mais qu’il est capable encore de réinventer, titre dont on peine à reconnaître les premières notes, qui aurait pu être inventé hier ou en 1988, sans importance.  «C’est ça que j’adore», nous confie Geoffrey. «C’est la 4e fois que je le vois. Et c’est une redécouverte à chaque fois. Cette capacité à se réinventer.» Il a vieilli, on le voit bien. Pourtant, on vient chercher chez Etienne Daho (bientôt 63 ans) une adolescence supplémentaire.

Etienne Daho à l'AB

Etienne parle peu, sauf quand il s’agit d’évoquer l’ombre de Syd Barrett (le fondateur de Pink Floyd) sur son dernier album. Il dit merci, à plusieurs reprises.  Il est heureux de rendre heureux, il aime être aimé, c’est un enfant et c’est terriblement touchant.

Rouge sang. Bleu de lui. Silhouette fine, redessinée par les stroboscopes, Daho danse, du début à la fin. C’est beau comme il danse. Cela donne envie de danser avec lui et d’oublier le temps. Alors on danse. Alors on chante. On fait ripaille. Jusqu’au dernier rappel, qui sonne le glas d’un concert nerveux. Mais surtout heureux.

Etienne Daho à l'AB

Cédric Godart

 

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