2 livres pour animer la rentrée au bureau – MiNT
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2 livres pour animer la rentrée au bureau

Ah, la vie du bureau ! Les injonctions. Les process. Les escape rooms. Les nuits blanches à préparer dans sa tête le prochaine réunion. Deux livres pour prendre un peu de distance : « Je pense trop » et « La comédie (in)humaine », totalement recommandés par MiNT.

Pas convaincu par le bar à jus dans votre boîte ? « La comédie (in)humaine »

Recommandé par Cédric Godart.

Pour Nicolas Bouzou et Julia de Funès, l’entreprise est devenue le lieu où la productivité est noyée dans l’absurde. Julia de Funès (qui est bien la petite-fille de qui vous savez) est docteur en philosophie. On lui doit déjà le merveilleux « Socrate au pays des process » (Flammarion). Habitué des plateaux télé, Nicolas Bouzou est économiste et directeur d’un cabinet de conseil (Asterès). Ensemble, dans cet ouvrage paru à l’Observatoire, ils tentent de trouver des pistes pour sortir l’entreprise de la dictature des process et redonner du sens à la valeur travail.

La lecture est rythmée. Les auteurs y évoquent des cas vécus, tantôt amusants souvent grotesques. Exemple : des cadres appelés à libérer leur créativité dans des ateliers de plasticine.

Première idée à gommer ? L’obsession du « bonheur au travail » serait un mirage. Le bonheur reste une affaire… privée. On rit beaucoup (jaune, on le précise) à la lecture des séminaires guerriers, des marathons de réunions et de l’application – à tous les échelons – de techniques héritées des start-up : profusion de Chief Happiness Officers, utilisation ad nauseam des vocables « disruption » et « inspirant », bars à smoothie, séances d’ostéopathie ou de massages sur chaise, kickers et autres vidéos christiques tournées pour faire passer le lieu du travail en jardin de loisirs.

La pratique du travail prônée par la génération millenials serait-elle en réalité un leurre ? On constate l’étendue des dégâts : brown-out, bore-out, burn-out, perte de repères, turnover déplorable.  Jamais on n’a autant invité les collaborateurs à casser les codes… pour les mettre face à des montagnes de process, une fois le changement en marche.

Le coupable ? Le management. La solution ? Sortir de la spirale du cool pour rappeler la nature productive de l’entreprise et redonner aux salariés (et aux cadres) le goût de l’intelligence critique et une forme de sens.

Obsédé par votre todo list pendant que vous lisez GQ le soir ? « Je pense trop »

Recommandé par Sylvie Degrelle.

Vous réfléchissez à tout, tout le temps et cela vous empêche de respirer ou de dormir ? Après « Pourquoi trop penser rend manipulable », Christel Petitcollin choisit d’aborder le thème des cerveaux surefficients, particulièrement dans le contexte du travail, dans « Je pense trop » (chez Guy Trédaniel). La thérapeute y évoque de nombreux cas de patients passés par sa consultation.

« Ce qui est assez déroutant, c’est qu’elle parle directement à ceux que la surefficience concerne directement« , confie Sylvie Degrelle. « Elle donne l’impression de les connaître parfaitement et elle est donc capable de trouver les mots qui leur parlent. »

L’exposé se découpe en 3 parties : l’explication de l’organisation mentale, la question de la personnalité et les clés pour mieux vivre avec un cerveau surefficient.

L’auteure a accordé une interview à Sylvie, que vous retrouvez ici dans son intégralité ci-dessous.

La rédaction

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