Debbie : la revanche d’une Blondie – MiNT
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Debbie : la revanche d’une Blondie

Ce soir, offrez-vous 52 minutes d’apnée punk et de culture pop. Portrait sous exta de Debbie Harry dans les tréfonds de New York. Sur ARTE durant 90 jours.

Son histoire démarre au New Jersey.  Adoptée et élevée dans la trop tranquille classe moyenne de l’Amérique des années 50, Angela Trimble s’émancipe de sa classe moyenne à 20 ans : artiste dans l’âme, elle part à New York City tenter sa chance et devient Debbie Harry.  Enfin, pas immédiatement. D’abord, elle sera Bunny Girl au Playboy Club, puis serveuse au Max’s Kansas City. Cette cantine des stars est fréquentée par les plus grands, dont Lou Reed.

Blondie est encore une formation de l’ombre, mais le personnage de Debbie Harry fascine déjà. À cette époque, son complice et amant Chris Stein prendra des milliers de photos d’elle, dans une insouciance la plus totale.  Dans un bain d’héroïne, de junkies et d’artistes sans le sous.  Le destin se fait encore attendre.

Debbie Harry - Blondie by Chris Stein

C’est en Californie, puis en Australie, que le succès s’installe, sans prévenir. 30 millions d’albums seront vendus. L’argent est facile, mais il a un prix : le rock s’est vendu à la pop et il a fallu renoncer aux idéaux punk pour entrer dans des cases.  Radios, télévisions, journaux : Blondie et Debbie Harry sont au centre de toutes les conversations.

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Le documentaire de Pascal Forneri, produit en 2017 et diffusé pour la première fois le week-end dernier par ARTE, est rythmé. Juste. Il est illustré de nombreuses interviews et archives qui, compilées, donnent toutes les clés de lecture nécessaires pour décrypter l’époque Blondie et ses satellites : le club CBGB de New-York, David Bowie, Andy Warhol, Iggy Pop évidemment.

Blondie. Son succès, ses déroutes, un mythe, ses querelles de personnes : des concerts désertés par les fans, lassés par l’absence d’envie d’avoir envie. Les rêves d’enfant d’Angela Trimble. Le destin d’une femme qui a renoncé à la lumière pour soigner son amoureux, atteint d’une maladie rare. De l’alcool, beaucoup d’alcool. De drogue aussi. Du sexe. Des concessions artistiques, trop peut-être. Un langage cru. Un homme d’hommes. Où il n’y avait peut-être que… Debbie et Patti (Smith).

Une femme libre revenue à l’avant-plan temporairement, fin des années 90, avec Maria. Immense succès, mais éphémère.

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Puis s’en est allée. De nouveau. Pour nous revenir l’an dernier, un album sous le bras, sans aucune modernité. Presque sans ambition. Bon comme un Blondie de l’époque de la gloire. Pour preuve, ce Long Time.

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Debbie Harry – Atomic Blondie‘, un document à voir et revoir jusqu’au 16 octobre prochain en ligne sur Arte (web, TV, mobile).

Le documentaire

CG

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