11 découvertes musicales de 2018 (à côté desquelles vous n’auriez pas dû passer) | MiNT 11 découvertes musicales de 2018 (à côté desquelles vous n’auriez pas dû passer) – MiNT
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11 découvertes musicales de 2018 (à côté desquelles vous n’auriez pas dû passer)

Les découvertes de MiNT vous sont livrées pour la 3e saison consécutive (à 10h30 et 18h30).  Vous les retrouvez également dans le journal Métro le mercredi. Nous  avons demandé à Cédric Godart de nous livrer, sans réfléchir, sa sélection de 10 titres ; il nous a retourné une dissertation et une playlist de… 11 titres qui ont marqué son année. Replay!

Vous pouvez écouter cette playlist ce 31 décembre en direct entre 10 et 15h avec Cédric. De 15 à 19h, retrouvez Sylvie Degrelle, quelques bulles et le reste de l’équipe de MiNT pour débriefer les concerts, les singles et les albums qui ont marqué 2018.

11 découvertes indie-pop-rock-folk de 2018

Dominique A « Toute latitude »

Une année. Deux albums. C’était promis et écrit. « Toute Latitude » début de l’année. « La Fragilité » en octobre dernier. Des kilomètres de vie en rose et noir pour Dominique A, qui fera un arrêt (un seul) au Botanique à Bruxelles le 25 janvier 2019. Toute Latitude, première partie du diptyque de 2018, a moins convaincu, mais le temps a fait son ouvrage. Il faut écouter et peser chaque mot de chaque phrase dans ce titre. Je lisais une critique en avril qui disait : « Quand on aborde un album de Dominique A, on sait qu’on peut prendre son temps, qu’on va passer tellement de temps avec lui que la première impression ne sera pas définitive, même si elle reste souvent la bonne. »

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Warhaus « Everybody »

Ce fut l’année du Nord : Warhaus, Tamino évidemment. Pour Warhaus, la fièvre avait démarré fin 2017 et s’est poursuivie début 2018. Marteen Devoldere a profité du break de Balthazar pour relancer une carrière en solo. Nom de code : Warhaus. Splendide album. Je n’aime pas les adjectifs réducteurs, mais hypnotique revient souvent pour qualifier son travail. Il y eut Machinery et puis… Everybody.

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Alex Hepburn « I believe »

Nous sommes là au printemps 2018. Alex Hepburn, un nom à destin pour une Britannique au cœur français. Si elle est née en Écosse, une partie de son enfance s’est jouée dans le Sud de la France, à Valbonne. D’où son goût immodéré pour la langue française qu’elle trouve « sexy ». Du beau monde s’est penché autour du berceau : Chris Ballard à l’écriture et Pete Boxta à la production. Ses inspirations ? On pourrait presque les deviner, de James Brown à Jimi Hendrix en passant par Nina Simone et… Amy Whinehouse.

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Nakhane « Interloper »

Un personnage fascinant né en Afrique du Sud, adopté par la Grande-Bretagne. Alors, Nakhane est écrivain, acteur et chanteur. Un artiste aussi complexe que son histoire musicale qui démarre dans les chorales chrétiennes pour s’échouer dans les clubs gays de Johannesburg. « You Will Not Die » est un album que je qualifiais dans le Métro au printemps dernier de « complexe mais accueillant, qui se mérite, frappé grande maîtrise du souffle ». Il était aux Nuits Botanique le 29 avril dernier.

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Clara Luciani « Les fleurs »

Sa voix ne vous est peut-être pas inconnue. Elle a fait partie du projet La Femme, puis de Nouvelle Vague. Depuis 2016, Clara Luciani marche seule, mais bien entourée, notamment par Ambroise Willaume (Revolver, SAGE). Résultat : grave, sensuel, sincère. Ce fut l’un de nos plus gros coups de cœur cette année. Si c’est un tantinet moins convaincant sur scène, l’album est sublime. N’empêche, cet album Ste Victoire, c’est l’occasion de brouiller les pistes et de casser son image : plus légère, plus souriante, moins austère, moins retenue.

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Maximilian Hecker « My Wretched Love »

Nous sommes en avril pour le single. En mai pour l’album. On l’écoute pour recevoir le sacrement de sa rare fragilité, on aime le piano qui l’accompagne, le précède, le dissimule au beau milieu des notes ; on admire sa manière d’aligner les mots dans un anglais au-delà de l’impeccable. On l’aime à vrai dire, sans le savoir, depuis « Kate Moss », l’une des chansons d’amour les plus graves des 15 dernières années. Il vit aujourd’hui en Asie. Pour le clip de « My Wretched Love », Hecker s’est (une fois de plus) offert les mouvements délicats et subtils de la splendide HeaMin Jung, dans un nouvel exercice sans artifice : le corps, les gestes, les instruments, la voix.

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Donald Pierre « (Elle est partie) Ma panthère »

Nous sommes en mai 2018. Retour des beaux jours. Une panthère et un homme. Et la forêt s’étonne. Fall in love, Fall in love. Dans la jungle des hommes. Romain Guerret est une partie d’Aline, dont il était en congé technique. Technikart l’a rencontré pour son numéro d’avril, parlant de l’artiste comme d’un « homme libre immunisé contre toute forme de snobisme, malgré ce qu’il appelle le dédain de France Inter« . N’empêche. C’est l’injustice en VF de l’année.

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Tamino « Habibi »

On l’a découvert cette année. Et on l’adore. On manque même de vocables appropriés pour parler de l’Anversois Tamino. J’emprunte les mots de Qobuz pour parler de lui sans affect : « L’éclectisme est au cœur de la musique de Tamino qui doit tant au folk de Buckley, qu’à la pop des Beatles voire à la mélancolie nonchalante de Leonard Cohen. Mais pour souder ces influences disparates, le jeune ténébreux possède une arme fatale : sa voix. Un organe lui aussi pluriel, capable de s’étirer dans la lenteur comme de se transformer en falsetto renversant, technique impressionnante dont il n’abuse d’ailleurs jamais. Tamino impose sa poésie originale et touchante. » Fin de citation.

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William Fitzsimmons « Angela »

Mon numéro 1 de l’année ? William Fitzsimmons ou le parcours inspiré d’un artiste américain hors-jeu. L’histoire de Mission Bell, un album né d’une longue maladie d’amour. Mal en campagne et mal en ville : William Fitzsimmons sans doute un petit peu trop fragile. Il est né à Pittsburgh et vit aujourd’hui à Jacksonville. C’est sur MySpace qu’il choisit de partager ses premières compositions il y a plus de dix ans. Depuis, un album quasi chaque année. Il chante à l’ombre et l’ombre grandit d’album en album. Il était d’ailleurs à Bruxelles au Botanique en octobre (sa Minterview et sa BaseMiNT session sur la scène de l’Orangerie seront à voir la semaine prochaine sur mint.be). En attendant, l’album « Mission Bell » continue de vivre sa vie tranquille. Et William Fitzsimmons a inscrit un titre dans nos playlists, « Angela ». Relisez son interview ici.

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Greg Laswell « What do I know? »

Je ne sais pas rien de ce qui m’attire depuis des années chez Greg Laswell. Peut-être la ville où il est né (San Diego), où j’ai tant de fois juré que j’y installerais. Peut-être cet espèce de crescendo lent et ces orchestrations amples. Cet anglais sophistiqué, c’est rare. Un grand garçon de 44 ans, dont on est certain qu’il détient une clé de la vérité universelle. Pas étonnant qu’on le retrouve dans la série Grey’s Anatomy à la bande son (plusieurs fois).

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One more thing : SYML « Girl »

Dernier de cordée. SYML (alias Brian Fennell). Il a grandi dans l’État de Washington, mais a souvent changé d’adresse dans et autour de Seattle. Aujourd’hui, il vit dans sa ville natale, où il écrit et produit sa musique dans son propre studio, à la maison. Le 16 août dernier, SYML a réussi à nous émouvoir de nouveau avec des mots simples, des accords voluptueux. « Girl (Acoustic) » ne se contentera certainement pas d’une seule écoute, vous voilà prévenu. Dernière découverte de l’année, l’occasion de vous inviter à voir sa BaseMiNT session sur mint.be.

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Cédric Godart

La playlist

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