Saule – MiNT
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Saule

11

mars 2017

Reflektor, Place Xavier-Neujean, Liège, Belgique Itinéraire

Deux mètres de haut et une voix qui peut, elle aussi, tutoyer les étoiles. Baptiste Lalieu, alias Saule, revient avec un nouvel album qui devrait une fois pour toutes mettre les choses au clair : on peut à la fois être auteur, compositeur, comédien et chanteur.

L’Eclaircie est ce genre de disque qui vient après un virage serré dans une route serpentée, celle d’une vie bien remplie. Celle de Saule. Né à Mons, il chante dès son plus jeune âge, encouragé par l’ambiance familiale.

Pour la réalisation, Saule fait appel à Mark Plati, qui a travaillé avec David Bowie, Alain Bashung, les Rita Mitsouko ou encore The Cure. Ce qui lui permet d’exprimer d’autant plus ses influences anglo-saxonnes (Arcade Fire, Bon Iver, Fleet Foxes) et de manipuler davantage une pop épique. Tout en s’assumant comme chanteur – sur les bons conseils de Winston, lui l’encourageait à laisser s’exprimer sa voix. L’Eclaircie ne manque pas de classiques immédiats.

En ouverture, la pop up-tempo fédératrice de « Comme », véritable hymne à l’indépendance artistique : « un jour, j’en ai eu marre qu’on me dise que ça serait bien que je fasse comme untel ou untel… J’ai décidé de faire comme j’en avais envie ! » On apprécie aussi l’énergie contagieuse de « Respire (Breathe »), la mélancolie en clair-obscur de l’autofictionnel « Delove Song », les envolées pop-rock de « Quand les hommes pleurent », écrit par Saule après avoir croisé un homme en larmes dans le métro. Sans oublier le folk à ressort de « Et pourtant je marche », la ritournelle dynamique de « On Part », l’alliance des choeurs et d’une électrique ludique sur « La femme fantôme », ou enfin la ballade hautement émotionnelle de « Nulle part chez moi », hommage vibrant au courage des migrants.

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