OK, Google: dis-moi tout sur Eric Vergnaux – MiNT
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OK, Google: dis-moi tout sur Eric Vergnaux

Il vous accompagne depuis la saison dernière dès midi et durant 180 minutes : à l’heure du lunch, de l’apéro, de la sieste ou de la réunion qui s’éternise et s’échoue dans un plateau de sandwiches mous. C’est un peu notre « voice » à nous : rencontre avec Eric Vergnaux autour d’un… thé vert. Ambiance zen et souvenirs de poche.

On écoute quoi pendant notre entretien ?

« Difficile de choisir. Allez, Guns N Roses, Knocking on Heaven’s Door. Parce que c’est le premier groupe dont j’ai été totalement fan dès mon adolescence. D’ailleurs, j’éprouve toujours autant de bonheur à écouter ce titre. Je n’avais pas pu les voir à l’époque, mais j’ai pu le faire durant leur tournée de re-formation. »

J’ai l’impression que la radio, comme la musique d’ailleurs, a toujours été là sur ton chemin ?

« Oui, ça a commencé, alors que j’étais un très jeune garçon : mon père a amené dans ma chambre un petit poste noir, grâce auquel j’ai découvert les joies non seulement d’écouter la radio, mais aussi d’enregistrer ma voix. Pas besoin de vous faire un dessin, je pense que tout s’est écrit à partir de ce moment-là.  Et cela n’a pas cessé une minute depuis.  J’ai  passé mes teen years à écouter les radios jeunes des années 90 et leurs émissions à l’image, au ton et aux thèmes sulfureux… depuis tôt le matin à tard dans la nuit. »

Et toi, Eric, tu démarres quand et où dans le monde de la radio ?

« Dans une radio associative où j’anime, cheveux longs et blouson de cuir noir sur les épaules, une émission de hard rock le mardi soir. C’est là-bas aussi que je rencontre d’autres passionnés, dont certains deviendront et sont encore mes meilleurs amis.  »

Je me souviens t’avoir entendu sur la radio des autoroutes en France il y a quelques années. 

« Exact. Après l’associatif, j’ai animé des émissions notamment sur Europe 2, RTL2, ou encore RFM, en France et en Belgique. J’ai un temps lâché le micro pour devenir directeur artistique dans le domaine du marketing sonore, mais après quelques années la radio me manquait trop, j’y suis revenu en courant. D’ailleurs, depuis la rentrée 2017, j’ai l’immense bonheur de faire partie de la MiNT Family. »

Quand on dit radio, tes yeux s’illuminent. C’est un toc ?

« Non, mais une passion. On dit beaucoup que la radio a changé. Je ne pense pas. Ce qui est magique, c’est qu’elle représente pour moi en 2018 exactement ce qu’elle était en 1990, quand j’ai commencé à l’écouter avec passion, rêve et envie. Ça reste pour moi le médium le plus magique. Rien ne peut créer des créer des ambiances, installer des atmosphères, générer de la proximité mais aussi du fantasme, de l’émerveillement, permettre de s’adresser à des milliers ou millions de personnes, comme si chacune était la seule à qui l’on s’adresse. »

En cas de blackout et de coupure des ondes, on fait quoi avec toi ? Je précise que cette question n’a absolument rien de sexuel.

« C’est bien comme ça que je l’entendais. Avec moi, on lit. Eckhart Tolle – The power of Now. Comme la plupart de celles et ceux qui l’ont lu, ce livre a changé ma vie. Il n’y a rien de plus essentiel dans la vie que ce qui est dit dans ce livre. Et avec une simplicité déconcertante. Cela dit, je parle de simplicité mais il ne faut pas avoir peur de le relire autant de fois que nécessaire. La première fois que je l’ai lu (il y a au moins 10 ans), je pensais l’avoir compris, mais je me suis rendu compte en le relisant plus récemment que ma lecture avait été différente. Mais tout aussi choquante, disons révélatrice. Et comme on dit, jamais deux sans trois. »

Imaginons un truc. Tu es sur un canapé, tu viens de chialer. Que s’est-il passé ? Un tire de Richard Cocciante t’a tué ?

« Non, ça risque pas. Encore que ! Pour être totalement transparent, j’ai la larme assez facile en fait, mais ça n’a pas toujours été le cas ; aujourd’hui je l’assume assez facilement et fièrement. D’ailleurs, je dois en profiter pour avouer un truc dans ce domaine : je tiens à ce que les amis avec qui j’étais allé au cinéma voir « Titanic », à sa sortie en 1997, sachent que si je suis allé aux toilettes à la fin, c’est pour écraser une petite larme. L’air de rien, c’est un secret vieux de plus de 20 ans qui vient d’être révélé. »

Même question qu’à Simon Leclercq la semaine dernière : des addictions connues, reconnues, soignées ?

« Hum, hum, hum. J’ai à l’origine ce qu’on appelle un tempéramentale « addictif » : si je n’y fais pas attention, je peux facilement devenir addict à tout et n’importe quoi, mais je me soigne. Je suis très fier de pouvoir dire que, même si j’ai eu par le passé certaines mauvaises addictions (cigarette, café, téléphone, réseaux sociaux et tout un tas d’autres), je les ai remplacées aujourd’hui par des addictions beaucoup plus saines et bénéfiques pour moi telles que le yoga et la méditation. »

Retrouvez Eric Vergnaux du lundi au vendredi @Work de 12h à 15h sur MiNT.

Propos recueillis par Cédric Godart

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